Juventus de Turin

De la création du club au premier titre (1897-1905)

Le club de la juventus est né le 1er novembre 1897 sur un banc de Turin où se retrouvaient un groupe d'étudiants du Lycée Massimo D'Azeglio. Ces jeunes gens décidèrent de fonder une équipe et la baptisèrent "juventus" (jeunesse en latin), un nom qui reflétait la jeunesse des fondateurs du club turinois. C'est avec des maillots de couleur rose que la juve disputa son premier match officiel en championnat le 11 mars 1900. En 1903, le club adopte ses traditionnelles couleurs noires et blanches. Le premier scudetto est remporté deux années plus tard (1905).

 

 

Les 5 glorieuses (1931-1935)

L'arrivée de la famille Agnelli aux commandes du club en 1923 lance la fantastique moisson de victoires de la Juventus. L'équipe aux 5 victoires d'affilée (un record que seul le grand Torino des années 40 égalera) était composée de joueurs qui sont aujourd'hui entrés dans la légende du club. Cette équipe aux 5 titres consécutifs est considérée comme une des plus fortes de la Juventus de tous les temps. Le gardien Combi et les défenseurs Caligaris, Rosetta Monti formaient un quatuor défensif de légende. Le milieu se composait de Varglien, Bertolini , Cesarini (photo ci-dessous) et Ferrari.

Le trio d'attaque était formé des ailiers Munérati et Orsi et de l'avant-centre Borel. Le 1er des 5 titres est conquis en 1931 avec 4 points d'avance sur la Roma, en 1932 avec 4 points d'avance sur Bologna. Les 3 autres championnats furent remportés au dépend de L'Inter Ambrosianna.

 

La traversée du désert (1935-1950)

De la fin des années 30 à la celle des années 40, la Juve reste dans l'ombre du grand Torino , une équipe quasiment invincible à son époque qui monopolise alors tous les titres. Durant cette période d'insuccès, la Juve réussit tout de même à remporter ses deux premières coupes d'Italie (1938 et 1942), bien maigre consolation comparé à la période dorée du début des années 30. Les joueurs marquants de cette Juventus sont Carlo Parola et un jeune joueur du nom de Giampiero Boniperti .

 

Les débuts de Boniperti et l'ère des joueur danois (1947-1952)

Après la catastrophe de Superga qui décima le grand Torino, Giovanni Agnelli, fils d'Edoardo proclama : "La ville de Turin va avoir une autre grande équipe". Président depuis 1947, l'Avocatto fait venir au club trois joueurs danois qui vont redorer le blason du club : Karl et John Hansen ainsi que Karl Aage Praest . Avec Boniperti et Parola, ce trio danois va contribuer à la conquête des 8ème (1950) et 9ème titres (1952) de la Juve.

 

le trio magique boniperti-Charles-Sivori (1957-1961)

Entre 1952 et 1957, la Juventus subit la loi d'un Milan AC emmené par son légendaire trio suédois Grenn Nordhal Liedholm. Le départ de Gianni Agnelli en 1954 est suivi de plusieurs saisons moyennes durant lesquelles la Juventus ne lutte pas pour le titre (7ème en 1955, 9ème en 1956 et 1957). Umberto agnelli, président depuis la saison 1956-57, engage en 1957 l'attaquant argentin Omar Sivori pour une somme record à l'époque (180 millions de lires) ainsi que le Gallois John Charles .

 

 

 

Le résultat est immédiat : la Juve remporte son 10ème championnat durant lequel Charles et Sivori inscrivent à eux deux 50 des 77 buts marqués par la Juve durant cette saison (28 pour Charles, 22 pour Sivori). Ce duo d'attaque de légende permettra au club de remporter deux autres titres en 1960 et 1961 et deux coupes d'Italie (1959, 1960).La retraite de Boniperti à la fin de la saison 1960-61 est le prélude à une longue période sans succès majeurs pour le club : entre 1962 et 1972, la juve ne remporte qu'un seul scudetto (1967) et une coupe d'Italie (1965).

 

Premiers coups d'éclats en coupe d'europe

La vicoire en championnat de 1967 permet à la Juventus de participer pour la première fois se son histoire à la coupe d'europe des clubs champions. Le club arrive jusqu'en demi-finale, battu par le Benfica d'Eusebio (2-0 à Lisbonne, 1-0 à Turin).

 

 

 

 

14 années de succès avec Boniperti (1972-1986)

La nomination en 1971 de Boniperti à la présidence du club ouvre une ère de domination presque sans partage de la Juve dans son championnat. Le bilan de cette période est éloquent : 9 titres de champion et deux coupes d'Italie. L'équipe composée alors de Zoff, Furino, Bettega , Anastasi,Capello, Causio, Scirea, Gentile truste les trophées dans les années 1970 (5 titres durant cette décennie) alors que la génération des Platini, Boniek, Rossi, Tardelli domine le championnat italien dans la première moitié des années 80 (4 titres entre 1980 et 1986).

 

La consécration européenne...enfin!

Après plusieurs échecs en finales européennes (2 finales perdues en coupe UEFA en 1965 et 1971, une coupe des champions laissée à l'Ajax en 1973), la Juve remporte en moins d'une décennie les trois coupes européennes : coupe de l'UEFA (1977), coupe des coupes (1984) et coupe des champions en 1985 (but de Platini sur penalty).

 

Platini part, la Juve ne gagne plus (1987-1994)

Le départ de Platini à la fin de la saison 1986-87 marque le début d'une longue période d'abstinence de succès nationaux. Les vedettes étrangères engagées à prix d'or sont autant d'échecs sportifs cuisants (Rush, Zavarov, Hässler, Rui Barros ...). Aucune de ces nouvelles recrues n'arrive à faire oublier Platini. Barrée en championnat par le Naples de Maradona puis le Milan de Rijkaard, Gullit et Van Basten, le club doit se contenter de deux coupes de l'UEFA (1990 et 1993) et d'une coupe d'Italie (1990).

 

Lippi fait regagner la Juve (1995-1999)

Il faut attendre la nomination de Lippi et la mise en place d'un nouveau staff de dirigeants (le trio Bettega-Moggi-Giraudo remplace Boniperti) pour que se rouvre une page glorieuse de l'histoire du club. Dès sa première année, Lippi remporte le 23ème titre du club, neuf ans après le 22 ème (1986) et est même tout près de réaliser un fabuleux triplé (la Juve gagne aussi la coupe d'Italie mais échoue en finale de la coupe UEFA contre Parme). La saison suivante, le club remporte sa seconde coupe des champions à Rome contre l'Ajax. Deux autres titres (1997 et 1998), une supercoupe d'europe, une coupe intercontinentale et deux supercoupes d'Italie viendront compléter le palmarès du club durant la période Lippi. Vialli, Baggio, Ravanelli, Del Piero, Deschamps, Ferrara, Montero, Peruzzi et bien sur Zidane sont les joueurs qui ont redonnés au club le goût de la victoire.

 

La juve d'Ancellotti : une nouvelle ère de succès ?

Ancellotti prend la succession de Lippi au cours de la saison 1998-99 et le club terminera à une médiocre 6ème place. La saison 1999-2000 laisse un bilan mitigé : certes, la Juve s'est fait coiffée sur le fil par la Lazio, mais Ancellotti a au moins eu le mérite de rebatir une équipe à nouveau compétitive pour le scudetto. La saison 2000-2001 s'annonce riche en challenges : avec ses deux français champions d'europe Zidane et Trézeguet, mais aussi Del Piero, Inzaghi, Kovacevic, et Davids, la Juve a un double objectif : reconquérir le championnat et se retrouver à nouveau sur le toit de l'europe.

 

 

Palmarès

Coupe d'Italie : 9 (1938, 1942, 1959, 1960, 1965, 1979, 1983, 1990, 1995)

Super Coupe : 2 (1985, 1997)

Coupe du Monde des clubs : 2 (1986, 1997)

Ligue des Champions : 2 (1985, 1996)

Ligue Europa : 3 (1977, 1990, 1993)

Serie A : 25 (1931, 1932, 1933, 1934, 1935, 1950, 1952, 1958, 1960, 1961, 1967, 1972, 1973, 1975, 1977, 1978, 1981, 1982, 1984, 1986, 1995, 1997, 1998, 2002, 2003)

Serie B : 1 (2007)

Super Coppa : 2 (2003, 2004)

 

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